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La Chine en brisure de lèvres
- Prélude -
11 juin 2010, Chiengdu, Chine
J'ai la voix des forêts tropicaux
Le tronc sauvage des oiseaux migrateurs
Quand le vent boréal a tout ravagé sur son passage
Qu'il ne reste plus que l'écorce du cœur
Plus aucun sourire pour guider mes pas trop lourd
Je ne marche plus mais je plonge aux rues sans bras
D'une Chine de ciment
Qu'elle arc-en-ciel unifiera les îles désertes?
Qu'elle valse restera t-il pour guérir les âmes amantes?
Serait-ce tendre les bras à l'impossible
Que dans tes rêves je me glisse?
Que tu sois ma Chine tout entière
Même si mon pas est fragile
Et navigue dans le sens contraire du trafic
Je ne veux pas te perdre en larme
Comme un chien errant qui n'aspire qu'au malheur
Je veux goûter à la tranquillité des bourgeons
Décloisonner les murs qui t'entourent
Forger mon asile de poussière
Jusqu'à ton ventre de printemps
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